Parfois, le ciel…

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Sous le lit, de Mr.Q

Un dessin et des teintes sensibles,
un trait tout en délicatesse et vibrations
qui servent le sujet – l’amour, l’amitié, Paris,
la solitude, la beauté des filles et des garçons… –
un espace généreux laissé aux silences,
aux moments de flottement ou de calme,
des personnages esquissés avec suffisamment de nuances
pour exister en quelques cases, ni héroïques, ni lâches,
tout simplement humains comme j’aime,
avec leurs faiblesses et leurs forces,
des jeunes gens d’aujourd’hui qui expérimentent la liberté
dans ce qu’elle a de séduisant et de déstabilisant.
Bref.
De la douceur et de l’intelligence.
Que demander de plus ?
Un premier livre intimiste de toute beauté.
J’attends les prochaines œuvres de Mr.Q avec impatience.

Pour en savoir plus sur le livre >> desailessuruntracteur

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Mr.Q tient un blog
>> http://petitsmensonges.canalblog.com
possède une page FaceBook
>> //www.facebook.com/petitsmensonges/timeline
et conçoit de fort bons articles sur
>> http://www.madmoizelle.com/author/mrq

Le vers selon Stéphane Mallarmé

Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets.

Au contraire d’une fonction de numéraire facile et représentatif, comme le traite d’abord la foule, le dire, avant tout, rêve et chant, retrouve chez le Poète, par nécessité constitutive d’un art consacré aux fictions, sa virtualité.

Le vers qui de plusieurs vocables refait un mot total, neuf, étranger à la langue et comme incantatoire, achève cet isolement de la parole : niant, d’un trait souverain, le hasard demeuré aux termes malgré l’artifice de leur retrempe alternée en le sens et la sonorité, et vous cause cette surprise de n’avoir ouï jamais tel fragment ordinaire d’élocution, en même temps que la réminiscence de l’objet nommé baigne dans une neuve atmosphère.

(Extrait de « Divagations »)

Rief l’Ermite

Qui es-tu au désert, qui es-tu qui te caches,
qui me souffles et chuchotes que ma révolte est tienne ?
Oui ta révolte est mienne et nos mots sont les mêmes
et comme toi, mon frère, je cherche mes attaches.

Mais viens donc inconnu aux parures de chef,
pose ton baluchon et profitons de l’ombre.
Nos pieds se sont usés aux longues dunes blondes
allons les apaiser à l’oasis fraîche.

As-tu un nom, un titre, toi, voyageur aimable ?
— Je suis Rief l’Ermite, le guerrier redoutable,
mort et miraculé dans les Grands Monts de Souffre,
revenu ici-bas renouveler mon souffle.

Alors asseyons-nous, entendons les promesses
de cette source vive au pied de l’olivier
qui tresse en ondes claires ses faveurs et sa liesse.
Taisons-nous, ô Rief, écoutons l’amitié.